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Éduquer sans alarmer et parler des changements climatiques autrement, ce sont les objectifs de Vikie Pedneault. Que ce soit par l’entremise d’un casque de réalité virtuelle ou des réseaux sociaux, cette influenceuse sait susciter l’émerveillement à propos du fleuve Saint-Laurent.
Marie-Jeanne Bazin: Est-ce que vous pouvez nous parler de votre parcours professionnel?
Vikie Pedneault: Ouais… y a eu beaucoup de choses, donc je vais sélectionner certains éléments [lance-t-elle en riant]. J’ai fait tout mon secondaire en théâtre et en improvisation, ensuite, au cégep, je suis allée en sciences naturelles parce que je voulais faire de la biologie. […] Après ça, j’ai fait mon bac en biologie, j’ai fait plusieurs stages […] notamment sur les tourbières […]. Puis, j’ai ramassé mes sous pour lancer mon entreprise, qui s’appelle La Baleine Nomade. C’est une entreprise qui éduque les jeunes et les moins jeunes à propos des baleines et des requins du Saint-Laurent. Après ça, je suis devenue communicatrice sur les réseaux sociaux, de fil en aiguille.
Alexis Lafrance: Quel est l’objectif de La Baleine Nomade?
L’objectif, c’est d’amener les jeunes à être fascinés par les mammifères marins et le fleuve Saint-Laurent, parce qu’en général, quand on est fasciné par quelque chose, on a plus tendance à vouloir le protéger. Fait que la baleine, c’est vraiment amener l’émerveillement dans les classes à propos du fleuve avec des outils novateurs : au lieu d’apporter juste un morceau d’os, on vient avec un casque qui permet, grâce à la réalité virtuelle, de voir comme les bélugas.
On a des casques d’immersion où tu vas faire des plongées avec des baleines, on a des jeux où tu te transformes en détective de requins et tu fais de la photo identification, comme le ferait un biologiste sur des espèces de requins. […] Chaque fois que je rencontrais des experts en communication environnementale ou des scientifiques, je leur demandais quelle est la meilleure chose à faire pour aider la planète […]. La réponse était toujours la même : c’est l’éducation. Je me suis dit qu’on ne pouvait pas faire ça tout seul, qu’il faudrait qu’on soit une « gang », fait que j’ai démarré La Baleine Nomade parce que c’est un outil d’éducation qui est fascinant et positif. En plus, les baleines sont fascinantes et [c’est] un sujet plus facile à aborder que d’autres.
“Tsé, je n’ai pas l’air d’une personne inatteignable, une espèce de grano hippie végane qui fait zéro trace partout. J’ai l’air d’une personne parfaitement standard et c’est ce que j’essaie de mettre de l’avant en faisant des sketches humoristiques.”