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La vulgarisatrice scientifique Vikie Pedneault fait partie de la première cohorte à avoir bénéficié du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada. Sa spécialité : la communication environnementale.
La biologiste marine dans la trentaine marie habilement la science à lʼhumour pour conscientiser son public à la protection de lʼenvironnement. Pour rejoindre le plus de gens possible, elle a élaboré un plan couronné de succès : proposer dʼabord des vidéos purement loufoques, comme son personnage hilarant de la fille du Saguenay, et alterner avec des contenus scientifiques.
« Le public qui me suit est embarqué vraiment rapidement dans cette espèce de folie là, explique celle qui a fait du théâtre et de lʼimprovisation tout au long de ses études. Le but, cʼétait dʼabord de captiver les gens et de les rendre favorables à mon contenu, et après ça, de passer des messages. Jʼai eu la chance de tomber rapidement dans la viralité, mais les stratégies en place visaient vraiment à communiquer sur lʼenvironnement. »
Également entrepreneure, conférencière et stratège en communication, Vikie Pedneault juge que les voix qui militent pour la protection de la nature doivent repenser leur approche. À ses yeux, le discours et les techniques dʼengagement de plusieurs ratent souvent la cible.
« Je trouve que lʼexpression sauver la planète est lʼun des mottos qui nuisent un peu à la cause. Les gens ont réalisé que la planète a passé à travers bien pire que nous : des ères glaciaires, des volcans, etc. La planète ne va pas sauter. Cʼest lʼhumanité quʼil faut sauver. »
Pour accomplir sa mission, la native dʼAlma multiplie les initiatives. En 2017, elle a créé La baleine nomade afin de sensibiliser les jeunes des écoles du Québec à la vie marine du fleuve St-Laurent. Lévisienne dʼadoption, elle a aussi cofondé le Lévisium, un festival ludique qui vise à démocratiser la science.